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Le mot aux journalistes français
Alors
que nous menions le dur combat de 23 jours de grève de
la faim à Berlin,
l'Agence France Presse, se faisait le relais
d'une député Européenne, Madame Pervenche
Bérès, membre de la commission franco-allemande
de médiation, pour expliquer le motif de notre action:
" Il n'existe pas de cas d'enlèvements d'enfants
par l'Allemagne, seuls des divorces avec des droits de garde
difficiles". S'agissait-il d'orienter les médias
françaises ?
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A vous de juger des résultats
Depuis la grève de la faim, au mois de juillet 2001,
il y a presqu'un an, aucun parent français ayant
dénoncé les prises d'enfants binationaux en otage
par le Jugendamt et la justice allemande, pas plus que les
grand-parents français, n'ont revu les enfants kidnappés;
Officiellement, on parle toujours de 40 cas (version française)
et de 21 cas (version allemande) d'enlèvements d'enfants
franco-allemands. C'est tout simplement faux.
Il s'agit ici simplement des quelques cas dont la commission
a été saisie, la plupart des parents, n'associant
pas eux-même le fait que le partenaire allemand partent
avec les enfants "dans la valise" au délit
de l'enlèvement, mais plutôt au divorce classique.
Il y a des centaines d'enlèvements vers l'Allemagne,
chaque année.
Se déchirer
la garde de chaque côté du Rhin ?
Là
n'est même pas notre problème. Notre problème
est beaucoup plus basique.
Il est tout simplement de revoir
nos enfants enlevés, au moins une fois avant leur majorité.
Parler de droit de garde ou de visite relève du rêve,
voire de l'illusoire à l'heure
actuelle.
Attention à la dialectique officielle;
Un enlèvement "convention de la Haye"
ne diffère en rien d'un enlèvement "non
Convention de la Haye".
Les enfants et les parents français vivent le même
cauchemar.
La seule différence, c'est que le parent français,
n'a pas porté plainte, dans le second cas. On le comprend
d'ailleurs, c'est la plus naturelle des attitudes (qui n'est
d'ailleurs jamais portée à son crédit)
pour ne pas attiser le conflit. Ces cas sont de loin les cas
les plus nombreux. (estimation: 10:90)
Du vieux toujours remouliné;
Lorsque les médias français parlent d'enlèvements
franco-allemands, ils font toujours référence
au cas Tiemann-Lancellin. Monsieur Tiemann et Madame Lancellin
revoient depuis longtemps leurs enfants régulièrement.
Tous les autres parents français, qui eux ne revoient
jamais leurs enfants, n'ont pas de droit de citer, eux ?
D'ailleurs, si officiellement, l'on vous oriente toujours sur
les mêmes anciens cas, maintes fois remoulinés,
cela ne cacherait-il pas une certaine impuissance, qu'il serait
nécessaire d'éclaircir ?
De grâce,
penchez-vous sur des cas plus actuels et plus sordides,
sur ces retenues en otage légalisées officiellement
par les autorités allemandes, et qui durent depuis
3, 5, 10, 15 ans, si ce n'est toute une vie durant;
changer le nom d'un
enfant binational, sans même s'en référer
au parent français,
décider de
confier l'enfant à la famille allemande au décès
de la mère allemande, sans avertir le parent français,
se retrouver devant
un juge allemand, qui s'appuie en scéance sur le Jugendamt,
en faveur du parent allemand,
rendre une décision de justice allemande (pour la vie)
et ne pas auditionner le parent français,
condamner les parents
français à payer les pensions sur la base des
"tarifs" allemands,
ne jamais respecter une décision de justice familiale
prise dans une cour américaine ou française,
condamner les parents
français à des astreintes, s'ils s'approchent
à 500 m du domicile ou leurs enfants résident
après avoir été enlevés de France
en Allemagne,
ETC...
ces réalités ne sont pas tirées
de la sombre période de l'Histoire allemande.
CE SONT DES CAS VECUS EN 2002. |
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