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CEED
COMMUNIQUE DE PRESSE
Date: 3 avril 2008
Enlèvement international d’enfant ou l’histoire de l’arroseur arrosé
Monsieur
Antoine Barré a été arrêté par la police allemande en novembre 2005. Il
ramenait ses filles Claire, 12 ans, Sophie, 9 ans et Alyssa, 6 ans à Toulouse,
enlevées par leur mère américaine vers les USA. L’Autorité Centrale du
Ministère de la Justice à Paris a toujours refusé de transmettre la demande en
retour des enfants au titre de la Convention de la Haye. Un déni de droit sans
appel.
La Cour d’Appel
de Toulouse, le mercredi 9 avril 2008
pourra dire s’il est juste et équitable qu’une mère américaine puisse enlever trois enfants français, les exclure de tout contact avec leur père, leur famille et leur culture française, en lui accordant au surplus la garde des enfants.
Rappel
des faits
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Antoine Barré est marié à une américaine depuis 13 ans. Le couple a trois filles en commun, toutes nées à Toulouse. La famille vit depuis toujours en France. A Noël 2004, la mère des enfants retourne vivre aux USA et emmène leurs trois filles. En octobre 2005, M. Barré demande au Tribunal de Toulouse de statuer sur la garde de ses enfants. Il comprend que les intentions de son épouse sont de rester pour toujours aux USA avec les enfants. De ce fait, il rentre en France avec ses filles, par un vol qui l’amène de Boston à Toulouse, avec escale à Francfort.
Sur
la route du retour, une mauvaise surprise attend M. Barré à l’aéroport de
Francfort. Devant les trois enfants traumatisés, des hommes armés de la police
allemande de l’air et des frontières lui proposent un choix : soit
renvoyer ses enfants volontairement aux Etats-Unis, soit être placé en
détention. Celle-ci déclare avoir reçu ordre du Consulat des USA à Frankfurt de
procéder à leur arrestation, le jugement sera fourni ultérieurement ! Cette
arrestation est bien sûr arbitraire et sans fondement légal. Juridiquement, Madame a enlevé les enfants
vers les USA, mais c’est bien lui que l’on accuse d’enlèvement, parce qu’il
rentre en France avec eux. Les enfants sont renvoyés sur le champs aux USA par
des autorités allemandes qui se mêlent d’affaires qui ne les regardent pas. En
Mai 2006, la justice toulousaine décide de confier la garde des enfants à la
mère et accorde des droits de visite au père.
Procédure dont elle fait appel, estimant que les filles ne doivent plus
quitter les USA.
Parce
que la France n’est pas intervenue en défense de ses quatre concitoyens, alors
qu’il fallait agir sans attendre, M. Barré, doit aujourd’hui réunir la somme de
US$ 100 000 afin d’aller se battre devant un Tribunal américain. Le TGI de Toulouse a estimé, au mois de mai
2006, qu’il serait plus simple de confier la garde à la mère américaine,
d’autant plus qu’un tribunal américain a interdit unilatéralement à M. Barré de
s’approcher de ses enfants. Malgré l’arrestation arbitraire en Allemagne et les
faux produits tant par le juge américain que par les avocats allemands, la
France ne s’est pas souciée du bien-être de ses enfants et des droits
fondamentaux de tout parent français.
Olivier
Karrer, vice président du CEED
Sophie Lavier